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Persbericht 1

Mains en or pour un art religieux

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André Beniest, dans son atelier de Maredret,«écrit» des icônes. Avec minutie, mais aussi dans le plus grand respect religieux.

Ils sont relativement nombreux à suivre des cours d'iconographie, mais peu vont jusqu'au bout. André Beniest, lui, ne s'est jamais détourné de cette passion depuis 14 ans et ses premières expériences autour de maîtres en la matière. Il y eut les leçons du Père Chrysostomos, de Vienne, à l'abbaye de Tongerlo (province d'Anvers), puis ceux du Grec Stefanos Armakolas, au monastère de Chevetogne, et l'aboutissement d'un long cursus chez le Père Marc Dufour, à Bruges. Entre-temps, l'artiste a quitté sa région originelle d'Anvers pour s'installer à la bien nommée rue des Artisans, à Maredret.

Le Flamand a trouvé ses marques dans le village molignard, où quelques-unes de ses pièces sont exposées à la maison de l'Artisanat, en permanence. André Beniest, fort de son expérience, donne également des conférences sur demande, elles traitent de l'origine, de l'histoire des icônes, de leur signification, et surtout des symboliques liées à cet art. Notre homme est insatiable sur le sujet.  Il rappelle que la technique remonte à bien loin dans l'Antiquité, puisqu'on la retrouve dans l'Egypte ancienne. Les visages travaillés sur· le bois des sarcophages sont de beaux exemples des origines de l'iconographie, reprise et adaptée par le monde chrétien. Tout le monde chrétien, avant que cela devienne l'apanage de l'Eglise d'Orient. Celle d'Occident préférera d'autres représentations de scènes de la Bible, mais actuellement, l'icône revient à la mode en nos contrées.

Une icône, ça s’écrit.

André Beniest se consacre à son art avec un souci religieux, dès les premières phases du travail.

Tout est symbole, y compris dans la fabrication. La matière première doit absolument être naturelle : bois , pigments végétaux ou minéraux, jaune d'œuf comme liant. «Il s'agit de rendre hommage à Dieu et à la Création ». Tout est à l'avenant. « Les couleurs utilisées. Le rouge symbolise le divin , le bleu c'est l'humain, le vert le Saint-Esprit, le noir représente le mal». Pour les connaisseurs, chaque détail compte.

Certaines parties sortent bizarrement du cadre, cela évoque la foi qui doit se répandre.

 L'artiste montre le plus grand respect dès la conception des icônes, avec la modestie d'un « serviteur de l'Église », qui signe ses réalisations... à l' arrière des icônes.

Les thèmes abordés sont toujours des scènes de la Bible. Soit la reproduction d'anciennes icônes (très fidèlement, pour perpétuer ce patrimoine), soit l'évocation sur feuille d'or de textes saints sur base de leur lecture, ici aussi très minutieuse.

« On écrit une icône, c'est le terme exact », précise le Maredretois d'adoption. Pas question pour lui d'exposer les icônes ou de les vendre en rue. Rien à voir avec de l'orgueil, mais de nouveau par déférence.

On trouve des œuvres d'André Beniest dans divers édifices, comme l'église de la Sainte Famille à Hoboken (Anvers), mais aussi au sein d'autres institutions catholiques. La « clientèle » est aussi constituée de particuliers, mais dans une moindre mesure. Vu le coût de la matière première et le boulot nécessaire, il faut compter de 250 à 300 € pour une icône de 20 centimètres sur 15. Et encore, explique M. Beniest, il n 'y a aucune volonté dans son chef de faire des bénéfices.

Voilà comment un Flamand devenu Molignard apporte sa contribution à Maredret, village de l'artisanat.

La couche.Ia plus précieuse affiche 23 carats.

Une icône, ce sont plusieurs couches, que le talent et la patience transforment en œuvre. La base, chez André Beniest, c'est une plaque de cèdre creusée de quelques millimètres, la partie non travaillée servant de cadre. Il faut ensuite y poser un voile de coton, lui-même enduit de craie et de colle. La matière la plus précieuse arrive ensuite: une feuille d'or de 23 carats.

L'artiste peut alors «écrire» l'icône, la dessiner, travailler les couleurs. Des couches et encore des couches, ce qui provoque quelques différences de relief (par lesquelles se reconnaissent les vraies icônes). Le vernis final ne sera posé qu'un an plus tard, pour éviter les réactions avec les couches pigmentées.

 

 

 

 

 

 

 

"De icoon geeft de Bijbel weer in beeld. Het is een venster en een band met de Hemel.

Het geeft ons rust, sterkte en vertrouwen.

Het is een getuigenis van ons geloof en wijst ons op onze verantwoordelijkheid ."

Iconograaf André Beniest